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Une ruelle des Quartiers espagnols avec le linge étendu et les scooters, Naples
Guide indépendant

Métro ligne 1 Toledo · gratuit

Quartiers espagnols et fresque de Maradona : comment y aller, que voir, quoi éviter

La fresque de Maradona, via Emanuele De Deo, se voit gratuitement, à sept minutes de la station Toledo. Cette page vous dit comment y aller, à quelle heure, comment vous comporter dans un quartier où les gens habitent, et si la visite du sous-sol des Quartiers espagnols à partir de 18 € vaut le coup.

Photo: IlSistemone · CC BY-SA 3.0

Les Quartiers espagnols (Quartieri Spagnoli) sont le quadrillage de ruelles qui monte de la via Toledo vers le Vomero : des rues larges de trois mètres, des immeubles de six étages, du linge étendu, des scooters, des autels de rue. Le vice-roi Pedro de Toledo les fit construire au XVIe siècle pour loger les troupes espagnoles ; aujourd’hui, des dizaines de milliers de Napolitains y vivent, et depuis quelques années tous les touristes de la ville y passent pour un seul mur : la fresque de Maradona.

La fresque est gratuite et ne se réserve pas. Ce qu’il faut, c’est savoir où elle se trouve, à quelle heure y aller, comment se déplacer dans un quartier habité et quoi faire de l’heure qui vous reste après la photo. Vous trouverez aussi ci-dessous la comparaison entre les deux visites qui partent d’ici, celle du street art et celle du sous-sol. Prix partenaires vérifiés régulièrement.

Comment rejoindre la fresque de Maradona

Métro ligne 1, arrêt Toledo, la station à la mosaïque bleue qui vaut déjà le trajet (1,30 € selon la grille tarifaire Unico Campania). Sortez sur la via Toledo, tournez le dos à la mer et prenez à gauche l’une des rues transversales en montée : pas la via Pignasecca, c’est le marché ; la via Emanuele De Deo, oui. Après trois cents mètres de montée, la rue s’élargit en une placette avec des stands, des drapeaux bleu ciel et le mur peint à gauche. Sept minutes en tout.

Sinon, le funiculaire Centrale a sa station basse piazzetta Augusteo, juste derrière la via Toledo, et sa station haute piazza Fuga, au Vomero : qui descend du Vomero peut arriver à pied par le Corso Vittorio Emanuele, mais la descente est raide et à escaliers. Depuis la piazza del Plebiscito, comptez dix minutes à pied.

Utilisez le plan de votre téléphone jusqu’au dernier pâté de maisons : les ruelles se ressemblent et les panneaux sont rares. Point de repère : si vous voyez le marché de la Pignasecca, vous êtes trop au nord.

Le funiculaire Centrale relie la via Toledo au Vomero : station basse piazzetta Augusteo, au pied des Quartiers
Le funiculaire Centrale relie la via Toledo au Vomero : station basse piazzetta Augusteo, au pied des Quartiers Photo: Armando Mancini from Napoli, Italia · CC BY-SA 2.0

La fresque et le Largo Maradona

La grande fresque de la via Emanuele De Deo fut peinte en 1990 par Mario Filardi, après le deuxième titre de champion, et restaurée en 2016 par Salvatore Iodice, un artisan du quartier ; en 2017, le street artist argentin Francisco Bosoletti a repeint le visage. Elle occupe le pignon aveugle d’un immeuble : Maradona en maillot bleu ciel, en pied, avec le brassard de capitaine. En dessous, l’espace que les habitants appellent Largo Maradona est devenu un autel à ciel ouvert : photos, écharpes, maillots, une vitrine d’objets, et une seconde fresque plus petite avec le visage.

À quoi vous attendre : des stands de maillots et de magnets, un bar qui met de la musique, des groupes de visiteurs toutes les dix minutes, des habitants qui passent avec leurs courses. Ce n’est pas un musée, c’est une cour partagée. La meilleure photo se prend depuis le côté opposé de la placette, au zoom, pour cadrer tout le mur ; au grand-angle, vous prenez aussi les immeubles et le linge, qui font le contexte.

Meilleurs horaires. Avant 11 h, le largo est vide et la lumière tombe sur le mur. Entre 12 h et 18 h, c’est l’heure des groupes. Après 19 h, avec les lumières allumées et les bars pleins, c’est plus beau mais plus bondé. Les jours de match, et dans les heures qui suivent, ne comptez pas photographier quoi que ce soit.

Pourquoi ici, justement

Maradona a joué au Napoli de 1984 à 1991 et a remporté les deux titres de champion de 1987 et 1990, les premiers de l’histoire du club. Dans les Quartiers, où le football a toujours été la religion laïque, la fresque de 1990 était restée pendant des années délavée et à moitié recouverte ; la restauration et la mort de Maradona en 2020 l’ont transformée en lieu de pèlerinage que vous voyez aujourd’hui. Le troisième titre de 2023 a ajouté des drapeaux, des banderoles et une seconde couche de fresques sur les façades voisines.

Ceux qui ne suivent pas le football y vont quand même, et ils ont raison : c’est l’endroit où l’on comprend en dix minutes comment fonctionne le rapport entre la ville et ses icônes, et comment une ruelle de logements populaires est devenue une attraction sans changer d’habitants.

Le street art au-delà de Maradona

Le quartier a d’autres murs qui valent le détour, tous à moins de dix minutes du largo : le portrait de Totò et celui de Pino Daniele, les images pieuses peintes sur les murs des ruelles, les édicules votifs restaurés. Il n’existe pas de carte officielle et les œuvres changent : la solution pratique est la Visite street art des Quartiers espagnols et de la Naples souterraine, deux heures à pied à partir de 16 € avec un guide qui sait où sont les nouvelles pièces et qui les a faites. Le point de rendez-vous exact figure sur le bon de réservation.

Si vous préférez vous débrouiller seul, marchez en montée jusqu’à la via Santa Teresella degli Spagnoli et revenez en descendant par le vico Lungo del Gelso : c’est le rectangle qui concentre le plus de fresques et d’autels de rue. Une heure, gratuit.

Le sous-sol des Quartiers espagnols

Sous les ruelles s’étend un réseau de citernes de l’aqueduc et d’abris antiaériens de la Seconde Guerre mondiale, visitable avec la LAES, l’association qui gère le parcours officiel reconnu par la Région Campanie. L’entrée est au 52 vico Sant’Anna di Palazzo, mais le rassemblement se fait piazza Trieste e Trento, devant le bar Gambrinus ; la visite dure environ 60 minutes et se termine via Chiaia.

Horaires fixes toute l’année selon le site officiel (lanapolisotterranea.it) : du lundi au vendredi à 10 h, 12 h, 14 h et 16 h 30 ; samedi, dimanche et jours fériés à 10 h, 11 h, 12 h, 14 h, 16 h 30 et 18 h. La réservation est obligatoire, par téléphone ou par e-mail ; le site officiel ne publie pas le prix du billet, la référence sûre est donc celle des plateformes partenaires, 18 € avec la place déjà réservée. Escaliers, humidité et passages étroits : chaussures fermées et un pull même en été.

Attention à ne pas le confondre avec Napoli Sotterranea de la piazza San Gaetano, ni avec la Galleria Borbonica de la via Morelli. Ce sont trois parcours différents, trois billets différents ; le comparatif complet est sur /underground/.

Même visite, plusieurs sites de réservation

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SitePrixNoteDuréeAnnulationBook
GetYourGuideNaples : Visite guidée des quartiers espagnols souterrainsPrix le plus bas 18 €par personne ★ 4.85 834 avis 1 h Annulation gratuite Réserver sur GetYourGuide
TiqetsQuartiers espagnols souterrains : Visite guidée 18 €par personne ★ 4.9134 avis 1 h Annulation gratuite Réserver sur Tiqets

Sécurité et savoir-vivre : comment se déplacer dans le quartier

La règle numéro un, c’est qu’ici les gens habitent. Vous n’êtes pas dans un parc à thème : les ruelles sont des cours, les chaises devant les portes appartiennent à quelqu’un, le scooter qui vous frôle part au travail.

  • Scooters. Ils passent dans les deux sens dans des rues de trois mètres. Marchez sur le côté, pas au milieu, et ne vous arrêtez pas pour photographier aux carrefours.
  • Téléphone et sac à dos. De jour, le quartier autour de la fresque est plus surveillé que la via Toledo, vu la quantité de monde. Quand même : téléphone dans la poche quand vous ne l’utilisez pas, sac à dos devant dans les endroits bondés, pas de collier en vue le soir.
  • Photos de personnes. Demandez. Les dames à la fenêtre et les enfants qui jouent ne sont pas un décor.
  • Bassi. Les logements en rez-de-chaussée à la porte ouverte sont des habitations. Ne regardez pas à l’intérieur, ne photographiez pas.
  • Horaires. Jusqu’à 23 h, les rues entre la via Toledo et la fresque sont animées et sûres avec du bon sens. Plus haut et plus tard, les ruelles se vident : redescendez vers la via Toledo.
  • Bruit. Si vous venez en groupe, gardez-le compact et parlez bas dans les rues étroites. C’est la raison pour laquelle certains habitants ont commencé à mal supporter les visites guidées.

Qui veut découvrir le quartier le soir avec quelqu’un qui le connaît trouvera les visites nocturnes et les apéritifs sur /nightlife/.

Pizza a portafoglio et trattorias à menu fixe : dans les Quartiers espagnols, on mange bien pour pas cher
Pizza a portafoglio et trattorias à menu fixe : dans les Quartiers espagnols, on mange bien pour pas cher Photo: bnilsen from Nashville, USA · CC BY-SA 2.0

Que manger dans les Quartiers espagnols

C’est le quartier des trattorias à menu fixe : entrée de pâtes, plat, garniture et eau à un prix introuvable dans le centre, tables dans la rue et serveuse qui crie les commandes. Les plus célèbres ont la queue dès 12 h 45 ; arrivez à 12 h 30 ou après 14 h, ou entrez dans celle d’à côté, souvent équivalente. Plats à chercher : pâtes aux pommes de terre et à la provola, genovese, saucisse aux friarielli, boulettes à la sauce tomate.

Pour manger debout : pizza a portafoglio pliée en quatre dans les pizzerias de la via Toledo et du quartier, cuoppo de friture (zeppole, crocchè, frittatine) et, à la Pignasecca, le marché juste au nord, sandwichs à la mortadelle et morue frite. Un déjeuner complet debout coûte moins de 10 €.

Si vous voulez que quelqu’un choisisse pour vous et vous raconte ce que vous mangez, les visites street food partent presque toutes d’ici ou de la via Toledo : le comparatif des différentes visites gastronomiques est sur /food-tours/.

Avec des enfants et pour ceux qui marchent peu

Les ruelles sont en montée et sans trottoirs : avec la poussette, c’est faisable, mais tenez-la bien à cause des scooters. La fresque est à 300 mètres de la via Toledo, donc même ceux qui marchent peu y arrivent avec une pause. La visite du sous-sol comporte des escaliers et des passages bas : déconseillée avec une poussette et aux personnes à mobilité réduite, alors que les enfants à partir de six ans la trouvent généralement le meilleur moment de la journée. D’autres idées pour les familles sont sur /with-kids/.

Combien de temps et quoi combiner

Une heure suffit pour la fresque, le Largo Maradona et un tour dans les ruelles alentour ; deux si vous déjeunez. Des combinaisons qui fonctionnent :

  • Matin : fresque à 10 h, visite du sous-sol à 12 h depuis la piazza Trieste e Trento, déjeuner en trattoria. Vous êtes piazza del Plebiscito pour 14 h 30 avec le Palais royal devant vous (fermé le mercredi) : voir /palaces-churches/.
  • Après-midi : Galleria Umberto I, via Toledo, fresque vers 17 h, funiculaire Centrale jusqu’au Vomero pour le coucher du soleil depuis Castel Sant’Elmo.
  • Soir : fresque à 19 h 30 avec les lumières, dîner à menu fixe, tournée des bars de la via Toledo ou descente vers Chiaia.

Qui veut un guide pour tout le centre, et pas seulement pour les Quartiers, trouvera les visites à pied comparées sur /walking-private-tours/ ; le panorama général de ce qu’il y a à voir en ville est sur /things-to-do/.

En résumé : les Quartiers espagnols et la fresque de Maradona sans se tromper

Métro Toledo, sept minutes de montée par la via Emanuele De Deo, photo de la fresque avant 11 h ou après 19 h, gratuit. Une heure dans les ruelles avec le téléphone dans la poche et les yeux sur les scooters, déjeuner à menu fixe, et s’il vous reste une heure, la visite du sous-sol des Quartiers espagnols depuis la piazza Trieste e Trento, qui est la chose la plus inattendue que vous puissiez voir à Naples pour 18 €. Réservez la visite le week-end : les horaires sont fixes et les groupes se remplissent.

Questions fréquentes

01

Où se trouve la fresque de Maradona à Naples ?

Via Emanuele De Deo, dans les Quartiers espagnols, sur le mur d'un immeuble donnant sur le petit espace rebaptisé Largo Maradona. Depuis l'arrêt Toledo du métro ligne 1, comptez sept minutes à pied en montée.

02

La fresque de Maradona est-elle payante ?

Non, elle est dans la rue et se voit gratuitement à toute heure. On ne paie que si l'on achète quelque chose aux stands de souvenirs ou si l'on s'arrête dans les bars alentour.

03

Les Quartiers espagnols sont-ils dangereux ?

De jour et jusque tard le soir, les rues autour de la fresque et de la via Toledo sont pleines de monde et de touristes. Faites preuve de bon sens : téléphone dans la poche quand vous ne photographiez pas, sac à dos devant, attention aux scooters qui passent dans les ruelles. Évitez les ruelles désertes en pleine nuit.

04

Combien de temps dure la visite souterraine des Quartiers espagnols ?

Environ 60 minutes. Les visites partent de la piazza Trieste e Trento, devant le Gambrinus, aux horaires fixes publiés par la LAES : en semaine 10 h, 12 h, 14 h et 16 h 30, le week-end aussi à 11 h et à 18 h.

05

Quelle est la différence entre Napoli Sotterranea et le sous-sol des Quartiers espagnols ?

Ce sont deux parcours différents gérés par des organismes différents. Napoli Sotterranea part de la piazza San Gaetano, dans le centre historique ; le sous-sol des Quartiers espagnols, géré par la LAES, part de la piazza Trieste e Trento et montre des citernes et des abris antiaériens sous les ruelles.

06

À quelle heure vaut-il mieux aller voir la fresque de Maradona ?

Avant 11 h pour photographier sans la foule, ou après 19 h pour l'ambiance avec les lumières et les bars ouverts. Les jours de match du Napoli, l'espace est bondé.

07

Que mange-t-on dans les Quartiers espagnols ?

Des trattorias à menu fixe à petit prix, la pizza a portafoglio, le cuoppo de friture, les pâtes aux pommes de terre et à la provola, la saucisse aux friarielli. Au déjeuner, les trattorias les plus connues ont la queue : arrivez à 12 h 30 ou après 14 h.

Sources et pages officielles

À lire ensuite

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